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Glossaire

Indemnisation fictive (fiktive Abrechnung)

Avec l'indemnisation fictive (fiktive Abrechnung), la personne lésée fait régler le dommage de l'accident sur la base des frais de réparation calculés dans l'expertise, sans faire (entièrement) réparer le véhicule.

Que signifie l'indemnisation fictive ?

Avec l'indemnisation fictive (fiktive Abrechnung), la personne lésée se fait verser par l'assurance responsabilité civile de la partie adverse les frais de réparation calculés par l'expert, sans faire réparer le véhicule réellement ou complètement. Elle repose sur le principe de la liberté de disposition (Dispositionsfreiheit) : la personne lésée peut en principe décider elle-même de l'usage de l'indemnité – réparer, réparer partiellement ou utiliser l'argent autrement.

Son pendant est l'indemnisation concrète (konkrete Abrechnung), dans laquelle les frais de réparation effectivement engagés sont remboursés sur la base de la facture du garage.

Contexte juridique et limites

Selon une jurisprudence constante, l'indemnisation fictive est en principe admise, mais elle est soumise à des limites :

  • Principe du montant net (Netto-Grundsatz) : la TVA n'est en règle générale pas remboursée en cas d'indemnisation fictive, car elle n'est indemnisable que si elle est effectivement engagée.
  • Renvoi vers des garages de référence : sous certaines conditions, l'assureur peut renvoyer la personne lésée vers les taux horaires plus avantageux d'un garage indépendant spécialisé, équivalent et aisément accessible. Pour les véhicules plus récents ou entretenus sans interruption dans le réseau de la marque, un tel renvoi est en règle générale limité.
  • Seuil de la perte totale : si les frais de réparation calculés dépassent la valeur de remplacement (Wiederbeschaffungswert), l'indemnisation fictive est soumise à des limites strictes ; au-delà du seuil de 130 pour cent, l'indemnisation s'effectue habituellement uniquement sur la base d'une perte totale.

Quels postes sont remboursés de manière fictive – et lesquels ne le sont pas ?

On peut distinguer sur le plan conceptuel :

  • En règle générale remboursables : frais de réparation nets calculés selon l'expertise, dépréciation commerciale (merkantiler Minderwert), frais d'expertise, forfait de frais.
  • En règle générale non remboursables de manière fictive : la TVA, les frais de convoyage ou les majorations sur pièces détachées non effectivement engagés (appréciés différemment selon les usages régionaux), les frais de voiture de location sans location effective.
  • Indemnité de privation de jouissance (Nutzungsausfall) : n'entre en considération, en cas d'indemnisation fictive, que si une période d'immobilisation effective – par exemple due à une réparation partielle – est démontrée.

Les détails dépendent souvent du cas d'espèce et de la région ; l'expertise fournit la base de calcul.

Exemple pratique

Une personne lésée subit, sans faute de sa part, une éraflure sur le flanc de son véhicule. L'expertise du dommage calcule la réparation dans les règles de l'art dans un garage de la marque. Le véhicule restant apte à circuler, la personne lésée décide de ne pas faire réparer le dommage pour l'instant et se fait indemniser de manière fictive sur la base des frais de réparation nets. Si elle fait réparer plus tard, elle peut en règle générale, sur présentation de la facture, passer à l'indemnisation concrète et réclamer par exemple la TVA alors effectivement engagée.

Importance pour les personnes lésées et les experts

Pour les personnes lésées, l'indemnisation fictive offre de la flexibilité : elles conservent le pouvoir de décision sur leur véhicule. Elle est en même temps la cible privilégiée des réductions opérées par les assureurs – une expertise détaillée et vérifiable est donc particulièrement importante.

Pour les experts, cela signifie : le calcul doit présenter de manière compréhensible les taux horaires, les unités de travail et les prix des pièces détachées, et tenir compte des usages régionaux, afin de résister aux tentatives de réduction.

Questions fréquentes

L'indemnisation fictive est-elle légale ?

Oui. Selon une jurisprudence constante, la personne lésée peut en principe décider librement d'utiliser ou non l'indemnité pour une réparation. Des limites existent surtout en matière de TVA et dans le domaine de la perte totale économique.

Est-ce que je reçois la TVA en cas d'indemnisation fictive ?

En règle générale, non. La TVA n'est remboursée que si et dans la mesure où elle est effectivement engagée – par exemple après une réparation réelle ultérieure avec facture.

L'assurance peut-elle me renvoyer vers un garage moins cher ?

Sous certaines conditions, oui : le garage de référence doit être équivalent et aisément accessible. Pour les véhicules plus récents ou entretenus sans interruption dans le réseau de la marque, un tel renvoi est en règle générale limité selon la jurisprudence.

Puis-je passer plus tard de l'indemnisation fictive à l'indemnisation concrète ?

En principe, oui. Si le véhicule est effectivement réparé plus tard, d'autres postes comme la TVA peuvent en règle générale être réclamés sur présentation des justificatifs, pour autant que la prescription et le décompte global ne s'y opposent pas.

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